La Conférence sur le Conte

Introduction au monde symbolique du conte :

La renaissance du conte comme littérature populaire :

En France, le Conte gagne à être connu depuis que Charles Perrault, devenu académicien en 1671, écrit “Les contes de la mère l’Oye” en 1697. Alors qu’il est le bras droit de Colbert sous Louis XIV. Plus tard, en Allemagne, les frères Grimm, au XIXème siècle, se feront les chantres du courant romantique allemand. Ce courant comptera de nombreux auteurs.

Pourtant, il semble bien que ce soit Jean-baptise Basile et Jean-françois Straparole lors de la renaissance italienne qui, en Europe, soient les précurseurs. A partir de l’ouvrage initial “Hézâr Afsâna » ils ont trouvé bon de s’inspirer des contes arabes, persans et indiens des “milles et une nuits”. Le recueil intitulé « Hézar Afsâna » aurait laissé quelques fragments de manuscrits retrouvés aux alentours du IXème siècle… Enfin, au XXème siècle, des travaux scientifiques de collecte de notre patrimoine commencent sous un angle anthropologique…

Au delà de ce bref hommage à ceux qui ont estimé que la tradition populaire, se pose la question réelle de son origine. En effet, qui a écrit les contes ? Est-ce une grand-mère qui est à l’origine de notre monde ? Une araignée qui aurait tissé les fils de nos destins et choisie au dernier moment de nous laisser finir son oeuvre ? En définitive, est t’il possible de dater le premier conte ?

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Derrière la Magie, il y a un sens caché

Les auteurs ayant une approche pshychologique et morphologique :

A la suite du romantisme allemand, S. Freud et C. Jung feront naître un courant intellectuel qui modifiera la vision de l’homme sur l’homme, la psychologie et la psychanalyse. Néanmoins, si les liens entre la psychanalyse et la psychologie sont intéressants, pour le grand public, leurs différences sont minimes. Retenons simplement que la psychologie cognitive étudie l’ensemble des fonctions cognitives : la perception, l’attention, la mémoire, le langage et les activités intellectuelles.

Dans l’approche éducative des enfants, comme dans la compréhension de l’évolution de l’adulte, c’est cela qui nous intéresse. Les courants freudiens et junguiens de la psychanalyse ont chacun connu deux élèves brillants. Ils ont approfondit le conte de fée pour démontrer son intérêt pour l’enfant : Bruno Bettelheim, “Psychanalyse des contes de fée”, 1976, et Marie Luiz Von Franz “L’interprétation des contes de fée”,1970. Ces ouvrages s’intéressent au psychisme de la femme et de l’homme, de l’enfant et de l’adulte.

Un autre auteur semble incontournable, Vladimir Propp. Avec son livre sur “la morphologie du conte”, 1928, il a établit l’ossature d’ un ensemble littéraire à la fois homogène et hétérogène. Il a été recueillir un millier d’histoires pour les analyser, les comparer… et il est possible de présenter l’essentiel de son travail en toute simplicité.

 

L’onirisme et les sociétés tribales :

Enfin, nous aborderons un aspect essentiel du conte, sa valeur symbolique. Il s’agit pour cela de revenir sur la naissance du conte. A travers certains exemples recueillis dans les traditions cultuelles et les sociétés tribales nous verrons le lien que le conte a avec la nature même du rêve. Notre but sera de comprendre en quoi le conte, comme le rêve, a un rôle réparateur sur le psychisme au niveau individuel comme au niveau collectif. Nous étudierons donc un conte pour nous en approprier la valeur symbolique.

Durée : 55 minutes.

Lequel des deux va se transformer ?
Lequel  des  deux  va  se transformer  ?